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Ce que donne un récit qui alterne des auteurs différents

Posté par Amadeus le 10 mars 2011

( cf. écrit par Joey et Amadeus ,  à chaque paragraphe correspond un auteur différent )

Un téton rose . Dans le même ton , une auréole . Un sein . Un gros sein . Un sein immense . Il est monstrueux , c’est une masse infâme . L’autre, pareil . Une femme , la vingtaine , elle semble se plier en deux sous le poids de ces deux immenses melons . Un écran nous indique que nous sommes sur le site personnel d’une certaine Natacha . Dans la pièce, il fait sombre, une odeur de renfermé et un jeune homme,  recroquevillé sur lui-même, la tête penchée sur son ordinateur. Il a les yeux rouges , les paupière ouvertes en grand , on peut suivre le battement de son cœur le long des veines qui pulsent en dessous de ses yeux . Il est tout fait clair que l’image qu’il contemple ne lui procure pas plus d’excitation que l’aspect vertigineusement circonspect de la tulipe matinale, levée si tôt, non, sur son visage on lit du dégoût et une intense fatigue, et pourtant, il reste ainsi, immobile et imperturbable .

Et pourtant, les seins sont des seins, les objets dont il rêve, dont il a toujours rêvé sans pouvoir les toucher ni les avoir à portée seulement. Sa chambre est un cocon, les murs sont blancs, et c’est du lait qui goutte du plafond lorsqu’il pleut. Mais passons, pourquoi céder à ses penchants en les détaillant ? Précisons qu’il est malheureux. Son père, le tyran, le laisse là à se morfondre depuis ce jour fatidique où il a tenté, le mauvais, de corrompre l’acerbe belle-mère que l’alcool lui a donné. La chambre, loin d’être un refuge est pour lui la prison où des millions de rêves se bousculent, sans prévaloir, et volètent en ne laissant que des images imberbes de papier mâché entre ses paupières lourdes au réveil… [ouf] et puis lorsqu’il ose se lever, quitter le siège pour marcher de long de large, il fait trois pas, puis revient scruter l’écran où défilent des beautés fades, des seins, des seins, des seins… Mais il voit quand même, dans ces galeries, l’image de la femme de son père, dont les tétons ont allumé en lui la flamme du désir qui ne le quitte plus. Ses jeans sont troués.

Ah ! Coupure de courant , les petites vignettes qui parsemaient l’écran disparaissent en un éclair  suivi de l’habituel bruit de la disjonction électrique de la source habituelle d’énergie … et lui , il reste encore sur place , abasourdi , mou comme la purée de sa mère , bien mauvaise d’ailleurs , la purée je veux dire . Tel un primate ou encore un homo erectus , nuançons avec l’habilis , il laisse tomber son bras gauche et se gratte le trou , du jean bien sûr . Un geste qui semblerait anodin pour tout spectateur et pourtant … Non rien , le geste est tel quel  . Il reste ainsi , les bras ballants , il a perdu ses objectifs , ses moyens sublimes de divertissement . Quelque chose , quelqu’un , quelque qui , un on ne sait quoi on ne sait rien , bref , une chose inhabituelle se produisit alors ; il décida de prendre en main les rênes de sa vie , il n’allait plus se contenter d’être le petit poney chevauché par son père , il allait , métaphoriquement parlant , dresser son père . A tâtons , il réussit à trouver la poignée de la porte et la tourna avec délicatesse pour ne pas éveiller de soupçons . Des soupçons ? Pourquoi donc ? Je ne sais pas , je ne sais rien , je ne veux rien savoir . Ta gueule . Il a de belles mains .

Le couloir est une espèce de tapis arabe, enroulé comme celui des rois d’Egypte, empli d’arabesques et de motifs floraux. Bien trop facile de s’y perdre, dirons ceux qui n’ont rien compris. Pour ma part je ne trouve pas que la propension à l’erreur y soit si grande qu’elle ralentisse le progrès humain, celui de notre héros en particulier. C’est un tapis, vous savez, et chaque tapis a un début, une fin, et rien au milieu. Il marcha à travers le tapis enroulé, s’étonnant de la douceur molleteuse du sol… rapidement lui vint l’idée de s’allonger et de se poser là à jamais, mais il se reprit, le souvenir du cocon le hantait trop, et puis il avait hâte de voir la suite. Serait-ce une lampe, un placard à chaussure, une table, une imprimante qu’il arpenterait sous peu ? Il arriva au bout du tapis, et fit là une rencontre peu commune.

Au début il ne l’avait pas vu , les Dieux firent en sorte qu’il marcha dessus , un bruit visqueux , c’était moelleux et rond  . Un sein me direz vous , mais comme chacun sait , ils leur arrivent rarement d’être saisis d’un désir d’indépendance et de quitter leur propriétaires , non , ce n’était rien d’autre qu’un vulgaire pamplemousse pas mûr . De nouveau le désir de s’asseoir et de déguster ce fruit  - qui lui rappelait les mamelles de sa mère – le tirailla. Mais dans son inconscient rodait  toujours le souvenir des jours derniers , passés à élucubrer devant son ordinateur   . Il reprit son cheminement à travers ces sombres dédales et finit par poser la main sur la poignée de porte de la chambre de son géniteur . Il entendait à travers la cloison des cris de jouissance poussés par sa belle-mère . Un moment d’hésitation , une certaine répulsion lorsque il imaginait son père qui … Un éclair , il La voyait nue  , belle comme une déesse , il se rappela qu’elle avait seulement cinq années de plus que lui , mais alors peut-être que … L’envie fut trop forte , il ouvrit la porte .

Le coup qu’il subit en poussant le battant monumental de la porte fut tel qu’il chancela et faillit tomber. Son père, l’animal, assis sur le lit, s’auto-satisfaisait devant un écran d’ordinateur, en proie aux délires les plus vifs, alors que derrière, dans une cage, sa mère, entièrement nue, hurlait alors que des instruments de torture variés la soumettaient et la poussaient dans des positions immondes, évocatrices et perverses. Il resta saisi devant la scène un moment, puis quand son père, l’ayant remarqué, referma son pantalon avec un regard d’effroi, il courut vers lui en criant. La panique était alors telle dans la salle qu’un perroquet sortit d’un vase, fit ‘croâ, croâ’ et voleta quelques mètres avant de heurter de plein fouet la vitre au dessus du lit. La mère était alors renversée, la tête en arrière, un engin lui roulant sur le ventre, ce qui forçait sa jambe à aller et revenir, comme sous l’effet d’un orgasme surhumain. Le père et le fils, interdits, gonflés de désir, s’arrêtèrent un instant, ne sachant plus vraiment qui ni où ils étaient.

C’est à ce moment là que le surmoi du jeune homme  - assurément une histoire de complexe d’Oedipe ou autre niaiseries – décida de se manifester  . Pamplemousse à l’appui , il envoya valdinguer son poing dans la face immonde son père , celui-ci tomba derechef et partit rejoindre le pays des merveilles . Encore pantelant de l’effort physique prodigieux qu’il venait de fournir , le rejeton tourna son regard vers sa belle-mère qui lui implorait , du regard évidemment , de la libérer . C’est à ce moment là que la situation dans laquelle il se trouvait le frappa avec une lucidité qui était telle que nul être , de cette terre ou non , aurait pu la comprendre . Oui , il venait de frapper son père avec un pamplemousse et il était en train de contempler la femme de ce dernier qui se faisait empaler , tarabiscoter , repasser par des engins tout plus horribles les uns que les autres . Le dégoût le prit de suite et il décida , en toute logique ,  de prendre ses jambes à son cou sans demander de restes – quoiqu’il se permit d’emporter le pamplemousse avec lui , on ne sait jamais –   . Une fois arrivé à la fin de sa course , sa main se posa sur la porte d’extérieur et d’un geste décidé il l’ouvrit afin d’affronter un monde qui lui était étranger .

​Rien. Plus rien. Juste le blizzard étrange d’un hiver blanc qui s’abattit sur lui d’un seul coup. Il referma la porte. Pourquoi toujours vouloir fuir ? Reprenant les rênes en main, il retourna dans le couloir qu’il avait osé quitter quelques instants auparavant, bien décidé à porter secours, cette fois-ci, à sa génitrice, car enfin est-ce une façon de traiter ses parents que de les laisser crever à travers d’immondes sales de torture où la lumière du jour ne filtre même pas ? Il revit la porte de la chambre, devant laquelle il s’arrêta un instant, avant d’y rentrer. Quelle ne fut pas sa surprise d’y entendre les mêmes cris de jouissance, les mêmes gémissements qu’il y avait déjà entendu ! Las, prévoyant l’horrible scène qui l’y attendait, (puisque décidément les parents n’apprennent rien), il retourna dans sa chambre où il s’enferma à triple tour.

​La chambre, triste chambre, car tout est si triste partout ici, était nue. Personne, le drap même n’était plus. Et sur le lit, quelque demoiselle souffreteuse, un de ces demi-dieux africains, bronze décalé, qui geignait en silence. Doux bruissement. Il s’approcha, se sentant un peu conquérant, un nouveau Brazza dans un nouveau Congo, l’apaisement, la paix, la femme nue sur le lit. Un couteau dans la main, il se sent une brusque envie de la contraindre, violemment. L’image de sa mère lui revient à l’esprit. Pourquoi soumettre la femme consentante ? Il veut lui répugner. Lui répugner à tout prix, la dégoûter pour mieux la violenter. Mercenaire des temps oiseleurs, petit enfoiré, il imite le cri qu’il maîtrise le mieux. Contre toute attente, il glisse sur de la pâte industrielle, une de ces conneries d’outre-Atlantique, c’est sale, c’est moche, c’est abrupt, c’est froid. La petite rit, s’égosille en rut. « Ce sera du chocolat pour moi ».

J&A

Une Réponse à “Ce que donne un récit qui alterne des auteurs différents”

  1. Charlize dit :

    J’aime vraiment votre article. J’ai essaye de trouver de nombreux en ligne et trouver le v?tre pour ¨ºtre la meilleure de toutes.

    Mon francais n’est pas tres bon, je suis de l’Allemagne.

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