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Quand je tournais le doigt …

Posté par Joey le 10 mars 2011

« Quand je tournais le doigt, un bulbe fluorescent en sortait. »
Et pourtant jamais je n’ai aimé le chocolat. « Une merveille, ce Puyricard, mais fermez-la mon vieux. » Qu’importe, revenons à mon doigt. Marron, comme si d’un coup, sous l’effet d’un stupéfiant quelconque, je me fus tourné en nègre, il trempait dans le chocolat. Mais vous avez besoin d’en savoir plus, toujours plus, vous êtes insatiable. Allons, j’eus cette… illumination, ce fut splendide, une soucoupe, comme une tasse mais à l’envers, un de ces vaisseaux martiens, descendit dans mon bol, chocolat, et alluma sur mon doigt une bulle, un bulbe luminescent.
Non, je vais tout dire. Je n’ai jamais aimé le chocolat. Mais là, allez savoir pourquoi, un matin, je décidai d’aimer et me servit à la machine un verre en plastique empli de Nesquik, que je commençais à boire. Oh, oui, le verre était brûlant et je dus le poser. C’est alors, après avoir lapé quelques gorgées, avec goût étonnamment, que je me rappelais être allergique au chocolat. Des cloques phosphorescentes parurent soudainement sur la peau de mes doigts, lorsque je les agitai, et ma gorge me brûla d’un coup, comme si j’avais bu du plomb en fusion… Et mes doigts, attaqués par le chocolat, brillaient, brillaient, explosèrent !
Bien sûr que non. Je n’ai jamais aimé le chocolat. Un jour, le chocolat décida de m’aimer, et je sentis du jour au lendemain une transformation intense se faire dans ma vie. Je ne vis plus que du chocolat, partout, tout le temps, des affiches, des publicités, des odeurs, des saveurs : l’on incrustait du chocolat partout et lui me pénétrait en force. Le chocolat, cette chose immonde, envahissait les rues et les cafés, les bordels et les cinémas. Vint même un jour où il m’envahit moi. D’un toit tomba, alors que je marchais insouciant, une goutte qui vint s’écraser sur mon doigt. Chocolat blanc qui avait mal tourné. Une bulle jaunâtre, phosphorescente, qui m’apparut alors que je tournais l’index, soucieux de la contempler.
Bien sûr que non, allons, la vérité à présent. Je n’ai jamais aimé le chocolat. Hier matin, je marche, tranquille, je vais à l’école, et cette mendiante m’accoste. « Vous auriez du chocolat ? ». Naturellement, je sors celui qui traînait dans ma poche, et je le lui donne. Le prenant avec un sourire entendu, elle me remercie et je passe mon chemin, ragaillardi. Mais en arrivant, je me souviens avoir besoin du chocolat pour l’école (TP de physique végétative). Je cours en sens inverse, à la poursuite du temps perdu. Lorsque je la retrouve, elle s’apprête à boire dans mon bol. Je lui explique l’affaire, mais elle, qui était en fait une sorcière déguisée, me répond que je ne pourrais récupérer mon bol que si je me condamne à porter un bulbe sur l’index gauche, pendant la journée. L’école étant l’école, vous connaissez la suite…
Bien sûr que non. J’adore le chocolat. Assis à ma table, je savoure tranquillement la mixture chaude qui s’est glissée dans mon bol… amour délicieux du liquide. Autour de moi, personne, pourquoi parler ? Mon doigt caresse le bol brûlant, sans s’effaroucher. Le silence est fort doux, mais hélas monotone. Je m’ennuie, seul devant mon breuvage, qui ne tient guère compagnie. Est-ce pourquoi je pense à ces merdes ?

J&A

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