Deux et deux font quatre

Posté par Joey le 9 mars 2011

Le linge qu’elle avait laissé en m’abordant
Diffusait dans la chambre une senteur d’absynthe
Un parfum vespéral qui soulignait ses plaintes
Et m’enveloppait dans une cage d’encens

Le lit qui nous couvrait de son chaste cadran
Allait et revenait au rythme de ses feintes
Perles d’habileté qu’elle m’offrait sans crainte
Auxquelles répondaient mes pressions et mes sens

Ses dents s’entrechoquaient et caressaient les miennes
Sur mon corps son bassin ondulait… Cette chienne
Avait l’art de me prendre en paraissant s’offrir

Soudain vint un moment où naïves et frêles
Ses hanches éclorent de désir… Une grêle
D’embrassades alors consacra son plaisir

J&A

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Une impression

Posté par Joey le 8 mars 2011

Voilà, à présent que tout cela est passé, la frustration de ne l’avoir pas vécu peut enfin me lâcher, me laisser vivre, hors de ce chaos qui les a pris, eux, tous ceux qui ne s’en sont jamais sortis. Mes jambes me font encore mal, de savoir ce qu’elle a pu subir, la pauvre, l’enfant, et tout ce qu’ils ont aimé. Leurs corps, ce n’était pas un rêve pourtant, là, devant moi, étalés, sans vulgarité, non, mais avec une haine féroce, teintée d’un plaisir concret, brut, resplendissant, s’ébattaient sans retenue. Dans la cour arrière de l’hôtel particulier où ils avaient installé leur lit, les graviers gémissants couvraient leurs ébats.

Eux, ils ne voient pas, eux, ils ne voient rien, ne sentent rien. Qu’ont-ils emprunté à ce qu’ils ont pu imaginer ? Je les voyais tout à l’heure, oh c’était si flagrant, s’essayer à de nouveaux jeux, des choses qu’ils ne maîtrisaient ni l’un ni l’autre, c’était navrant, charmant, beau peut-être, et si naïf ! Quand elle se mit à quatre pattes, une jambe levée, et qu’il s’allongea sous elle, cherchant, aveugle, à lui enfoncer le pieu par la brèche ouverte si vite, tout en léchant avidement la pointe de ses tétons… Ou encore, quand, tout riant, il la prit par le haut du dos, la retourna, si bien qu’ayant la tête en bas, elle s’agrippait à sa verge pour ne pas tomber, alors qu’il la retenait maladroitement… Si touchant, et pourtant si violents, ils furent un avant-goût agréable.

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Lolita

Posté par Amadeus le 8 mars 2011

Il n’en a plus pour longtemps , sur le toit d’un immeuble décrepit il s’apprête à finir ses jours . Pourtant c’est une journée comme les autres : les hommes d’affaires –  avec l’habituel costume-cravate et chapeau – grouillent dans les rues , crient , hurlent , s’épongent le front et pestent contre les malheurs de la vie qui les empêchent d’arriver à l’heure à leur lieu de travail . Mais au milieu de toute cette banalité , ce petit point si élevé va venir egayer leurs tristes vies .

Je suis au dernier étage d’une immeuble qui domine les alentours et qui m’offre une vue spectaculaire . Mais je n’ai pas le temps d’en profiter , au contraire je tourne le dos à cette vision de rêve pour face à une autre qui la surpasse facilement : Elle .

Je m’apprêtais à terminer ma misérable existence , j’étais sur le rebord ; l’extremité de mes pieds surplombait la masse qui grouillait dans les rues  . Une infime distance entre la vie et la mort . Rien qu’une legère traction de ma part vers l’avant et tout serait fini . Je lève péniblement mon pied gauche pour en finir une fois pour toutes . Un bruit de pas , je m’arrête et me retourne . C’est à ce moment la qu’elle m’apparait, comme descendue du ciel . Une aura blanche l’entoure , la fatigue sûrement . Ce sont ses cheveux qui m’attirent , couleur du soleil , leur éclat est aveuglant .Comme hypnotisé je m’approche d’elle . Ce n’est que le début .

 

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Exploration

Posté par Joey le 8 mars 2011

 Je déteste mon corps, je le hais.

Mes bras pendent comme des mamelles de singe, mon ventre gonfle, gonfle, gonfle sans arrêt, et mon visage gras dissimule des yeux bouffis.

Si seulement je maigrissais… Ah, si seulement je maigrissais…

Ce matin, dans le miroir, mes traits sont encore plus affreux qu’ils ne le sont d’habitude : ma bouche pâteuse est cernée par un menton terne et plein de boutons, et une moustache commence même a pousser au dessus de mes lèvres jaunes. Mes cheveux en tempête sont aussi fripés que des vieux balais, et mes sourcils broussailleux occupent le reste de mon front trop petit, dérangeant. Je souris à la glace,  je lui pardonne quand même le reflet ingrat qu’elle me renvoie, comme un fruit pourri. 

Pourtant, plus jeune, j’étais mignonne… Pourquoi suis-je si grosse à présent ? Je ne mange pourtant presque plus.

 

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Deux et deux font quatre

Posté par Joey le 8 mars 2011

Le linge qu’elle avait laissé en m’abordant
Diffusait dans la chambre une senteur d’absynthe
Un parfum vespéral qui soulignait ses plaintes
Et m’enveloppait dans une cage d’encens

 

Le lit qui nous couvrait de son chaste cadran
Allait et revenait au rythme de ses feintes
Perles d’habileté qu’elle m’offrait sans crainte
Auxquelles répondaient mes pressions et mes sens

 

Ses dents s’entrechoquaient et caressaient les miennes
Sur mon corps son bassin ondulait… Cette chienne
Avait l’art de me prendre en paraissant s’offrir

 

Soudain vint un moment où naïves et frêles
Ses hanches éclorent de désir… Une grêle
D’embrassades alors consacra son plaisir

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Aline

Posté par Amadeus le 8 mars 2011

Une averse suivie d’un orage : les éclairs scindent le ciel en deux . Des trombes d’eau écrasent les malheureux , surpris par l’intempérie , leur crâne , nu , se retrouve exposé aux aléas de la pluie qui leur fouette aussi le visage . Contre toute attente , ils se mettent à courir . Obervateurs silencieux et impassibles nous sommes pris à coeur par cette scène banale , la fatigue nous prend , suivi de la lassitude , plus rien ne nous amuse . Le ciel gris ne fait rien pour arranger notre temperament , alors on se réfugie dans le refus , on  décide de fermer les yeux ou de regarder ailleurs .
Dans une chambre d’hôtel une fenêtre bat sans arrêt , des éclats de verre jonchent le sol , les rideaux sont déchirés ,  la pluie et le vent s’engouffrent en ce lieu qu’ils n’ont jamais vu . Une ombre sur le lit , des tâches sombres sur le mur et une odeur rance . Ça empeste , on est pris à la gorge et l’envie d’exurgiter notre repas nous tiraille . Juste avant de nous enfuir , un détail retient notre attention  . La salle de bain est occupée , la douche est allumée . On entend une voix qui chantonne à mi-voix :
 » Il pleut bergère , il pleut bergère
Presse tes blancs moutons …  »
L’odeur n’a pas l’air de la déranger .

 

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